Vous avez déjà vu ces lettres sur l’étiquette d’un médicament générique : AB, BC, BX ? Ces codes ne sont pas des numéros de lot ni des codes barres. Ce sont des décisions scientifiques de la FDA, et elles déterminent si votre pharmacien peut vous remplacer un médicament de marque par un générique sans demander l’avis de votre médecin. C’est un système simple, mais crucial. Il permet d’économiser des milliards chaque année, tout en garantissant que vous recevez un traitement aussi sûr et efficace que celui prescrit.
Un code AB signifie que le générique est pharmaceutiquement et bioéquivalent au médicament de référence, et qu’il peut être substitué sans risque. Les suffixes comme AB1, AB2 indiquent que plusieurs médicaments de référence existent pour le même principe actif. Un AB1 ne peut être échangé qu’avec un autre AB1.
Non. Un code B ne signifie pas que le médicament est de mauvaise qualité. Il signifie simplement que la FDA n’a pas encore suffisamment de preuves pour affirmer qu’il peut être échangé avec un médicament de marque. Cela arrive souvent avec des produits complexes, comme les inhalateurs ou les crèmes topiques, où les méthodes de test actuelles ne sont pas suffisantes.
Les médicaments simples, comme les comprimés oraux, sont faciles à tester : on mesure la concentration dans le sang. Pour les produits complexes - comme les injections à particules, les crèmes ou les inhalateurs - la façon dont le médicament est libéré ou absorbé est plus importante que la simple concentration dans le sang. Les méthodes actuelles ne capturent pas toujours ces différences, ce qui rend l’évaluation plus difficile.
Non. Le système de codes d’équivalence thérapeutique ne s’applique qu’aux médicaments sur ordonnance. Les produits en vente libre, comme les antidouleurs ou les antihistaminiques, ne sont pas évalués par la FDA sous ce système.
Oui. L’Orange Book est disponible gratuitement sur le site web de la FDA. Vous pouvez y chercher votre médicament par nom, principe actif ou code. C’est une ressource fiable pour les patients, les pharmaciens et les médecins.
J’adore ce genre d’explications claires ! J’ai toujours cru que les génériques, c’était du bidon, mais là, je vois que c’est tout le contraire. Le système de codes, c’est comme un label de confiance. Merci pour ce partage, j’ai appris plein de trucs aujourd’hui.
Je vais checker l’Orange Book la prochaine fois que je vais en pharmacie.
ok mais j’ai un truc qui s’apelle BX et j’ai eu un truc qui m’a fait chier pendant 3 semaines, j’ai cru que c’etait le genrique mais c’etait juste que j’ai pris une biere en meme temps, donc... bref, la FDA c’est bien mais elle comprend rien a la vie reelle.
Super article ! J’ai un papa qui prend un inhalateur générique avec code B, et on a eu des doutes. Maintenant, je comprends mieux pourquoi le pharmacien a insisté pour qu’on ne le change pas. C’est pas une question de qualité, c’est juste que le corps réagit de façon plus subtile. Merci pour cette nuance, c’est rare qu’on explique ça comme ça.
Il est essentiel de souligner que l’absence de code A ne signifie pas une absence d’efficacité - c’est une distinction fondamentale, et pourtant, elle est souvent confondue. La FDA, en adoptant une approche rigoureuse, protège les patients contre les risques potentiels, même si ces risques sont théoriques. La science exige des preuves, pas des suppositions. Ce système, bien qu’imparfait, est un modèle de prudence rationnelle.
En Afrique de l’Ouest, on n’a pas ce système. On prend ce qu’on a. Parfois, c’est un générique, parfois c’est une marque, mais on n’a pas le choix. J’envie votre transparence. Même si c’est complexe, au moins, on sait pourquoi on prend quoi. C’est déjà un grand pas.
Je suis pharmacien, et franchement, les codes B, c’est le cauchemar. Les patients viennent avec leur ordonnance, on voit un B, on leur dit « non, on peut pas échanger », et ils nous traitent de voleurs. Mais si on échange quand même, et qu’il se passe quelque chose, c’est nous qu’on blâme. La FDA, elle, est tranquille dans son bureau, mais nous, on est sur le terrain. Et oui, les inhalateurs, c’est une bête noire - les particules, c’est comme des nuages, on les voit pas, mais elles décident si ça marche ou pas. J’espère que les données du monde réel vont aider un jour. Parce que là, on est dans le flou total.
Je viens de regarder l’Orange Book pour mon traitement… et j’ai trouvé mon générique en AB2 🤯 J’ai pas compris pourquoi il y avait un 2, mais bon, j’ai copié-collé le nom dans Google et j’ai trouvé un article qui expliquait tout. C’est fou qu’on puisse faire ça en 2 minutes. La science est accessible, même quand on est pas médecin. 💪
Je trouve ça rassurant qu’il y ait un système comme ça. Même si j’ai jamais lu l’Orange Book, je sais maintenant que je peux le faire. Et même si un médicament a un code B, je vais pas me stresser. J’ai confiance dans les gens qui le prescrivent. La santé, c’est pas juste des lettres, c’est aussi des relations. Merci pour ce post, il a calmé mes angoisses de patiente.
oct. 24 2025