Vitamine K est une vitamine liposoluble essentielle pour la coagulation sanguine. Elle existe sous deux formes principales : le phylloquinone (K1) provenant des plantes et le ménakinnone (K2) issu de produits animaux et de synthèse bactérienne.
Warfarin est un anticoagulant coumarine dérivé. Il inhibe l'enzyme VKORC1, essentielle au recyclage de la vitamine K, réduisant ainsi la production de facteurs de coagulation II, VII, IX et X.
Le Rapport INR (International Normalized Ratio) mesure le temps de coagulation. Un INR entre 2,0 et 3,0 est généralement ciblé pour la plupart des indications.
Saviez-vous que 68 % des fluctuations de l'INR chez les patients sous warfarin sont directement liées à des changements dans leur alimentation ? Pour maintenir un contrôle optimal de la coagulation, il ne s'agit pas d'éliminer la vitamine K, mais de la consommer de manière constante. Voici ce que vous devez savoir.
Les aliments riches en vitamine K1 (phylloquinone) sont principalement les légumes verts feuillus. Cependant, leur teneur varie considérablement. Par exemple :
| Aliment | Vitamine K (mcg par portion) |
|---|---|
| Épinards crus | 145 |
| Chou kale cuit | 547 |
| Brocoli cuit | 220 |
| Laitue iceberg | 17 |
| Chou frisé cru | 154 |
| Asperges cuites | 44 |
| Persil frais | 270 |
Les aliments comme le kale, les épinards et le brocoli contiennent plus de 60 mcg par portion, ce qui les classifie comme « riches en vitamine K » selon l'American Heart Association. En revanche, la laitue iceberg ne contient que 17 mcg par tasse, ce qui la place dans la catégorie « faible ». Il est crucial de consommer régulièrement ces aliments en quantités similaires pour éviter les fluctuations de l'INR.
Beaucoup de patients pensent qu'il faut éviter les aliments riches en vitamine K, mais c'est une erreur. L'American College of Chest Physicians (2023) recommande explicitement de maintenir une consommation quotidienne constante plutôt que de restreindre. Une variation de plus de 50 % d'un jour à l'autre peut provoquer des sauts d'INR, augmentant le risque de caillots ou de saignements. Une étude publiée dans Thrombosis and Haemostasis (2010) a montré que les patients consommant plus de 250 mcg de vitamine K par jour nécessitaient 17 % de dose de warfarin supplémentaire par rapport à ceux consommant moins de 150 mcg. Mais l'essentiel est la régularité, pas le niveau absolu.
Pour contrôler votre apport en vitamine K, adoptez ces stratégies :
Voici les pièges à éviter :
Non. Les légumes verts sont essentiels pour une alimentation équilibrée. L'important est de consommer la même quantité chaque jour. Par exemple, si vous mangez une tasse d'épinards crus, maintenez cette portion régulièrement. Une restriction excessive peut même nuire à votre santé globale.
Les aliments à faible teneur en vitamine K incluent la laitue iceberg (17 mcg/tasse), les carottes (8 mcg/tasse), les pommes (0 mcg), et les céréales. Ces options sont idéales pour les jours où vous souhaitez limiter votre apport, mais n'oubliez pas que la régularité est clé.
Préparez-vous avant le voyage : emportez des aliments à faible teneur en vitamine K (comme des fruits secs ou des céréales) et informez le restaurant de votre besoin de régularité. Utilisez des apps comme CoumaDiet pour mesurer les portions en déplacement. En cas de doute, consultez votre médecin pour ajuster votre dose de warfarin.
Oui, selon une étude du Journal of Thrombosis and Haemostasis (2018). Une dose quotidienne de 100-200 mcg de vitamine K a permis à 83 % des patients de revenir dans la plage thérapeutique en moins de 7 jours. Cela s'applique uniquement sous supervision médicale.
Ces gènes influencent la manière dont votre corps métabolise le warfarin. Le CYP2C9 (70 % du métabolisme) et le VKORC1 (cible du warfarin) expliquent environ 30-40 % des variations de dose. Cependant, même avec des tests génétiques, la régularité de la vitamine K reste le facteur le plus modifiable pour stabiliser l'INR.