La douleur n’est pas une alarme qui sonne quand vous vous êtes blessé. C’est une détection de menace, construite par votre cerveau. Si vous avez mal depuis des mois, des années même, sans lésion visible, ce n’est pas parce que votre corps est endommagé. C’est parce que votre système nerveux a appris à surréagir. Et ça, on peut le changer.
La PNE ne fait pas disparaître la douleur comme une pilule. Elle change votre relation avec elle. Beaucoup de patients ressentent une réduction de l’intensité, mais l’objectif principal est de réduire la peur, l’anxiété et l’évitement. Quand vous cessez de craindre la douleur, vous bougez plus, vous dormez mieux, vous retrouvez des activités. Et souvent, la douleur diminue naturellement parce que votre système nerveux n’est plus en mode alerte constante.
La PNE est surtout efficace pour les douleurs persistantes, c’est-à-dire celles qui durent plus de trois mois. Pour les douleurs aiguës, comme après une entorse ou une chirurgie, elle a moins d’impact. Mais des recherches sont en cours pour adapter la PNE aux douleurs post-opératoires. Dans ces cas, elle pourrait aider à prévenir la transition vers la douleur chronique.
Non. La PNE est principalement pratiquée par des physiothérapeutes, des ergothérapeutes ou des psychologues formés à la neurosciences de la douleur. Aucune certification officielle n’est obligatoire en France, mais des formations de 24 à 40 heures existent, comme celle de l’International Spine and Pain Institute. Ce qui compte, ce n’est pas le titre, mais la capacité à expliquer clairement, avec des métaphores adaptées, comment le cerveau fabrique la douleur.
La PNE est encore peu connue en France parce que la formation des professionnels de santé reste centrée sur le modèle biomédical - c’est-à-dire qu’on cherche toujours une lésion. De plus, les séances de PNE demandent du temps, et les consultations sont souvent trop courtes. Enfin, il n’existe pas encore de remboursement spécifique en France, ce qui décourage les professionnels à s’y former. Mais ça change lentement.
Elle ne remplace pas les médicaments, mais elle peut réduire leur utilisation. Des études montrent que les patients qui suivent une PNE réduisent souvent leur consommation d’antidouleurs, voire de morphiniques, de 50 à 75 %. Ce n’est pas parce que la douleur a disparu, mais parce qu’ils n’ont plus peur de bouger, de vivre, de faire des choses. Et quand on vit mieux, on a moins besoin de se calmer avec des pilules.
Entre 3 et 6 séances, généralement espacées d’une semaine. Ce n’est pas un traitement long. Ce qui compte, c’est la qualité de l’explication. Une seule séance bien faite peut changer une vie. D’autres patients ont besoin de plusieurs séances pour intégrer les idées. Le plus important, c’est de ne pas sauter à la phase « exercices » avant d’avoir compris.
Oui. Ces conditions sont des exemples parfaits de douleur où le système nerveux est en surrégime. La PNE est l’une des rares approches qui s’attaquent directement à la cause profonde, pas aux symptômes. Des études montrent des améliorations significatives dans la qualité de vie, la capacité à travailler, et la réduction des médicaments chez les patients atteints de fibromyalgie après une PNE bien menée.
C’est normal. La PNE ne se comprend pas comme un cours de biologie. On y revient plusieurs fois. Vous n’avez pas besoin de tout retenir. Ce qui compte, c’est que vous commenciez à douter de l’idée que « la douleur = dégât ». Une fois que cette croyance vacille, le changement peut commencer. Réécoutez les vidéos, relisez les textes, parlez-en à quelqu’un. C’est un processus, pas un événement.
Je sais pas vous, mais j’ai compris ça en 5 minutes avec un physio qui m’a dit : ‘Ton cerveau, il panique pour rien.’ Et depuis, je bouge sans avoir peur. C’est magique.
Je suis pas guéri, mais je vis mieux.
La douleur, c’est comme un chien qui aboie à la lune parce qu’il a appris que ça fait venir des gens. Même si la lune ne lui fait rien, il continue. Le cerveau, il fait pareil. Il a appris que ‘douleur = danger’ et maintenant il crie tout le temps, même quand il n’y a pas de feu. Ce que j’aime dans la PNE, c’est qu’elle ne te juge pas. Elle te dit : ‘T’es pas cassé, t’es juste en mode survie.’ Et ça, ça change tout. Parce que quand tu arrêtes de te haïr pour avoir mal, tu commences à te soigner. Pas avec des médicaments, pas avec des aiguilles, pas avec des machines. Avec de la compréhension. Et la compréhension, elle guérit mieux que n’importe quel anti-inflammatoire.
Je suis physio et j’ai fait la formation PNE il y a 2 ans et je peux vous dire que c’est la seule chose qui a vraiment changé mon approche. J’ai arrêté de dire ‘fais des exercices’ et j’ai commencé à dire ‘je vais t’expliquer pourquoi tu as mal’. Résultat ? Mes patients reviennent. Pas parce que je les ai fait transpirer, mais parce qu’ils comprennent enfin. Et oui j’ai fait des fautes d’orthographe, j’écris vite parce que j’ai envie que tout le monde lise ça. La douleur chronique c’est pas un problème de dos, c’est un problème de cerveau. Et on peut le réapprendre. STOP aux idées reçues.
J’ai vu ma mère passer par ça. Douleur depuis 12 ans, opérations, médicaments, échecs. Puis elle a rencontré une thérapeute qui lui a expliqué que son corps n’était pas en guerre. Qu’elle n’était pas faible. Qu’elle n’était pas seule. Elle a pleuré. Pas de douleur, mais de soulagement. Elle n’a pas disparu, mais elle a repris le contrôle. Je crois que ce qu’on oublie, c’est que la douleur chronique, c’est aussi une solitude. La PNE, elle brise cette solitude. Elle dit : ‘Je te comprends.’ Et parfois, c’est tout ce qu’il faut pour commencer à aller mieux.
Je suis tombé sur ce post par hasard. J’ai 47 ans, douleur au dos depuis 8 ans. J’ai tout essayé. Et là, j’ai lu ça comme un récit de science-fiction… mais c’est vrai. Mon cerveau a appris à faire des faux positifs. Je me suis senti idiot de ne pas l’avoir compris plus tôt. Mais j’ai téléchargé Pain Revolution. Et j’ai commencé à marcher sans avoir peur. Juste pour voir. Et je n’ai pas eu mal. C’est fou. Merci pour ce post.