Les statines sont l’un des médicaments les plus prescrits au monde pour réduire le risque de maladies cardiaques. Pourtant, chez les femmes, elles posent des problèmes bien différents de ceux observés chez les hommes. Ce n’est pas une question de « trop de médicaments » ou de « sensibilité exagérée » : c’est de la biologie. Et cette biologie, longtemps ignorée, explique pourquoi tant de femmes arrêtent leur traitement, souvent trop tôt.
Les femmes ont un métabolisme différent : elles filtrent moins bien les médicaments par les reins, ont plus de graisse corporelle (ce qui retient les statines), et prennent souvent plus de médicaments en même temps. Ces facteurs augmentent la concentration du médicament dans le sang, ce qui augmente les risques de douleurs musculaires, de diabète et d’interactions. Ce n’est pas une question de « tolérance » : c’est de la pharmacologie.
Oui, mais le risque est modéré. Les études montrent une augmentation de 9 à 27 % selon le type de statine et la durée. Ce risque est plus marqué chez les femmes post-ménopausées, et il existe même avec les faibles doses. Toutefois, pour les femmes à haut risque cardiovasculaire, les bénéfices de la statine l’emportent largement sur ce risque. La clé est de surveiller la glycémie tous les 3 à 6 mois.
Ne vous arrêtez pas sans parler à votre médecin. Essayez d’abord une dose plus faible. Ensuite, changez de statine - certaines sont mieux tolérées que d’autres. Si ça ne marche toujours pas, des alternatives existent : l’ézétimibe, les inhibiteurs de PCSK9, ou des traitements naturels comme les fibres solubles. Mais ces options doivent être prescrites, pas choisies par vous-même. Votre médecin peut vous orienter vers un cardiologue spécialisé en prévention.
La ménopause augmente le risque cardiovasculaire, donc les statines sont souvent nécessaires. Mais elles sont aussi plus mal tolérées à ce stade : 41 % des femmes post-ménopausées rapportent des douleurs musculaires, contre 33 % chez les femmes plus jeunes. Il faut adapter la dose, surveiller les interactions avec d’autres médicaments (comme les anticoagulants), et ne pas confondre les symptômes de la ménopause avec ceux de la statine. Une évaluation médicale complète est essentielle.
Ce n’est pas encore une pratique standard, mais cela devrait l’être. Une variante du gène SLCO1B1, présente chez 23 % des femmes, augmente fortement le risque de myopathie. Un simple test génétique peut éviter des mois de douleur inutile. Si vous avez déjà eu des effets secondaires avec une statine, ou si vous avez un antécédent familial de myopathie, demandez à votre médecin si ce test est pertinent pour vous.
Je suis une femme de 58 ans qui a arrêté la rosuvastatine après 3 mois de douleurs aux jambes comme si j’avais couru un marathon sans m’entraîner. On m’a dit que c’était « dans ma tête ». J’ai fini par consulter un pharmacien indépendant - il m’a fait le test SLCO1B1. Résultat : je suis dans les 23 %. J’ai changé de statine, dose minimale, et ça va. Personne ne m’a parlé de ce test. C’est scandaleux.
Les femmes ont plus de graisse = les statines s’accumulent. Point. Fin de l’histoire.
Il est essentiel de souligner que la biologie sexuelle n’est pas un obstacle à la thérapie, mais un guide pour l’adapter. La médecine personnalisée n’est plus un luxe - elle est une obligation éthique. Les protocoles actuels, fondés sur des données masculines, sont obsolètes. Il est temps que les sociétés savantes et les agences réglementaires imposent des normes de recherche inclusives. La santé des femmes ne peut plus être une afterthought.
Je trouve fascinant que la médecine moderne, pourtant si avancée, continue de traiter les femmes comme des hommes avec des seins. On parle de pharmacocinétique, de liposolubilité, de filtres rénaux… mais personne ne parle du fait que les femmes ne sont pas des versions réduites de l’homme blanc de 40 ans. C’est du colonialisme pharmaceutique, et ça tue.
La dose basse + surveillance = gagnant 🏆
Je suis médecin, j’ai vu ça marcher 12 fois cette année. Les femmes sont hyper réactives quand on les écoute. 💪
les statines c'est de la merde pour les femmes j'ai vu ma mère devenir une loque avec la simva, elle pouvait plus marcher, et le docteur il disait 'c'est normal'... j'ai meme pas eu le droit de lui demander un autre truc. j'ai fini par lui trouver un naturopathe, et maintenant elle va mieux avec du psyllium et du coq10. c'est pas de la science mais c'est ce qui marche.
La vraie question n’est pas pourquoi les femmes ont plus d’effets secondaires, mais pourquoi on leur demande de payer le prix de notre négligence scientifique. On leur donne un médicament conçu pour un corps qu’elles n’ont pas, on les blâme pour ne pas « tenir », et puis on les félicite pour leur « courage »… Comme si la douleur était une vertu. Non. La douleur est une erreur de conception.
Je viens de finir de lire ça en larmes. J’ai 61 ans, j’ai pris une statine pendant 4 ans. J’ai arrêté parce que je ne pouvais plus monter les escaliers. Personne ne m’a dit que c’était lié. Personne. J’ai cru que j’étais en train de vieillir. Et maintenant, j’ai peur de revenir en arrière. J’ai tellement peur de mourir d’une crise cardiaque… mais j’ai encore plus peur de ne plus pouvoir marcher. Qui me dit quoi faire ?
Je suis contente que ce post existe. J’ai fait un test génétique après avoir eu une myopathie avec l’atorvastatine. J’ai SLCO1B1. Mon médecin a été surpris - il ne savait même pas que le test existait. Maintenant, je prends de l’ézétimibe, et je n’ai plus aucun effet secondaire. Il faut que les généralistes soient formés à ça. Pas juste les cardiologues. Ce n’est pas une question de budget, c’est une question de respect.
les statines c'est pas pour les femmes c'est clair. j'ai lu un truc sur un forum, un mec a dit que les femmes ont plus de gène SLCO1B1 et que c'est pour ca que ca marche pas. j'ai pas tout compris mais j'ai compris que c'etait pas bon.
À toutes les femmes qui lisent ça et qui ont arrêté leur traitement par peur : vous n’êtes pas faibles. Vous êtes intelligentes. Vous avez écouté votre corps. Maintenant, allez voir un médecin qui sait écouter. Il y en a. Et ils sont prêts à vous aider. Vous méritez de vivre sans douleur - et sans peur.
La vérité, c’est qu’on a fait des études sur des hommes pour traiter des femmes pendant 60 ans. On a cru que le corps féminin était juste un corps masculin avec des hormones en plus. On s’est trompés. Et maintenant, on demande aux femmes de payer ce prix-là - avec leur énergie, leur douleur, leur confiance en la médecine. Ce n’est pas une question de « dose » ou de « test génétique ». C’est une question de justice. Et la justice, elle commence quand on arrête de traiter les femmes comme des cas particuliers. Elles ne sont pas des cas. Elles sont la norme. Et la norme, c’est qu’on doit les comprendre - pas les ajuster à notre ignorance.